u fil des mois et des discussions sur le lycée, l'orientation a émergé comme un sujet de société. L'ONISEP, premier acteur en la matière, a annoncé, mercredi 10 juin, qu'il va, dès la rentrée, modifier son offre dans trois directions : une simplification de l'accès à son information, une personnalisation des conseils et une approche pédagogique.

En matière d'orientation, l'information ne manque pas. Elle est même pléthorique, mais pas toujours en adéquation avec la demande. Présentant les nouveautés en la matière aux côté du directeur de l'ONISEP, Pascal Charvet, le ministre Xavier Darcos a répété son souhait de voir "les familles informées sur la réalité des débouchés, au moment où leurs enfants choisissent une filière d'études. Il ne faut pas envoyer les jeunes dans des impasses".

Le pari de l'ONISEP est de rendre l'information plus limpide, plus personnalisée. A partir de la rentrée, six plateformes interrégionales vont couvrir tout le territoire national. "Il s'agit d'un dispositif alliant un numéro téléphonique unique, une adresse e-mail et un site de conversation", rappelle le directeur de l'ONISEP Pascal Charvet.

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Le test grandeur nature de ce dispositif, sur l'académie d'Amiens depuis plusieurs mois, a montré qu'alors que les parents appellent, les enfants chatent et envoient un courriel pour les questions plus pointues. La plateforme peut ensuite, en cas de besoin, aiguiller vers un conseiller d'orientation, pour un rendez-vous présentiel.

Autre innovation : pour rendre l'information plus accessible, le site ONISEP proposera dès septembre une géolocalisation. "Un moyen de trouver toutes les formations d'un domaine spécifique, que propose une région, ou une ville. Un moyen aussi de savoir dans établissement enseigne une langue rare", rappelle Pascal Charvet.

Reste la facette pédagogique du dispositif. Un "webclasseur", aussi appelé "passeport d'orientation", permettra de retracer un cheminement, de voir les avancées et les tâtonnements des élèves en matière d'orientation entre la 5ème et la terminale. Une manière de se construire "un espace de mémoire" comme l'illustre l'expérience en cours au lycée Joseph Desfontaines de Melle (Deux-Sèvres).


Maryline Baumard