Soutien à la consommation : une prime de 200 euros pour les plus pauvres
Par AR le jeudi 4 décembre 2008, 21:58 - Economie - Lien permanent
|
//
|
En dehors de cette disposition nouvelle et ponctuelle, le président de la République a, par ailleurs, repris l'essentiel des annonces et des promesses formulées antérieurement, assorties pour certaines d'entre elles, d'un coup d'accélérateur. Le minimum vieillesse, la garantie de ressources des retraités qui ont peu cotisé, sera augmenté de 6,9 % en avril. La hausse de cette prestation qui concerne 600 000 personnes, devrait atteindre 25 % en cinq ans d'ici à 2012. Cette mesure inscrite au budget de la Sécurité sociale de 2009 a toutefois suscité une polémique au Parlement. Pour le gouvernement en effet, elle ne concerne que les personnes seules et non les couples. Autre confirmation d'une promesse de campagne : les pensions de réversion devraient elles aussi bénéficier d'un coup de pouce pour atteindre 60 % du SMIC dès 2010 au lieu de 2011.
"ENCADRER LE CRÉDIT À RISQUE"
Parmi les mesures sociales de son plan, le chef de l'Etat a repris la généralisation du Revenu de solidarité active (RSA) dont la loi a été promulguée lundi 1er décembre. Ce dispositif mis en oeuvre par Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, remplacera le RMI en juin. Il devrait permettre à des travailleurs à temps partiel de gagner près de 200 euros supplémentaires par mois.Après avoir relancé la polémique sur l'hébergement d'office des sans abri lors des périodes de grand froid, Nicolas Sarkozy a confirmé diverses mesures pour les exclus et la grande pauvreté lors de la visite d'une banque alimentaire, mercredi 3 décembre, à Compiègne (Oise). Le chef de l'Etat a promis une aide supplémentaire de 20 millions d'euros pour la distribution de denrées. Il a aussi confirmé les objectifs du "chantier", ouvert au printemps qui prévoit la création et la rénovation, d'ici à 2012, de 100 000 places dans les centres d'hébergement pour les sans abri pour un montant de 160 millions d'euros.
Enfin, il a demandé à Christine Lagarde, ministre de l'économie et à M. Hirsch de préparer une réforme "pour encadrer le crédit à risque (revolving) et surveiller les pratiques des sociétés de rachat de crédit", à l'origine du surendettement des familles.
Au vu de ces annonces, le Secours Catholique a relevé que : "L'aide alimentaire ne peut en aucun cas servir de politique sociale face à la crise. Ce sont bien l'ensemble des minima sociaux qu'il faut augmenter pour que les plus pauvres puissent subvenir par eux-mêmes à l'ensemble de leurs besoins."
Commentaires
http://www.apses.org/spip.php?artic...
Bonjour, je me permets de vous envoyer ce lien qui m'a amusé, bien que je pense que vous le connaissiez déjà. Mais c'est aussi l'occasion pour moi de prendre de vos nouvelles et vous dire que je suis ravie que vous ayez pris la décision de réouvrir ce blog.
Bonne continuation et longue vie aux ses!