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mercredi 18 novembre 2009

Les particuliers ne pourront pas souscrire au grand emprunt

LEMONDE.FR avec AFP | 18.11.09 |

e "grand emprunt" voulu par le président Nicolas Sarkozy pour développer la compétitivité de la France sera souscrit exclusivement auprès des marchés et non du grand public, affirme Michel Rocard dans un entretien au quotidien Direct Matin à paraître mercredi. Ce grand emprunt national, qui devrait être "d'environ 35 milliards" selon M. Rocard, devait au départ être souscrit, du moins en partie, auprès des Français.

M. Rocard, ex-premier ministre socialiste, a également annoncé que 16 milliards seraient alloués à l'enseignement et à la recherche. Il copréside avec l'ancien chef du gouvernement de droite Alain Juppé la commission du "grand emprunt" qui doit rendre jeudi son rapport à Nicolas Sarkozy.

Sur les 35 milliards, 20 à 22 milliards d'euros devraient donc être levés sur les marchés, le gouvernement ayant déjà annoncé qu'il affecterait à cet emprunt les 13,4 milliards d'euros remboursés par les banques aidées par l'Etat au moment de la crise. "Le Trésor public dit qu'un emprunt entre 20 et 22 milliards d'euros ne remet pas en cause la signature de la France [la confiance des autres pays dans notre économie, NDLR]. Nous allons donc arriver aux environs de 35 milliards d'euros", dit M. Rocard.

"Nous lèverons tout auprès des marchés, sans doute en deux fois, mais avec une sélection de secteurs", déclare-t-il, écartant le recours aux particuliers. Selon lui, "pour lever auprès des particuliers, il faudrait les allécher [avec un taux d'intérêt supérieur, NDLR], ce qui coûte plus cher. Cela ne vaut pas le coup". Le grand emprunt "va permettre la poursuite des recherches dans les sciences du vivant, les énergies nouvelles, la mobilité du futur, dont l'aéronautique". En revanche, le financement des infrastructures a été rejeté, ajoute M. Rocard.



vendredi 13 novembre 2009

La zone euro est sortie de la récession au troisième trimestre

LEMONDE.FR avec Reuters | 13.11.09 |

a y est ! Au troisième trimestre, la zone euro est sortie de sa pire récession depuis plus de soixante ans. Elle enregistre une croissance de 0,4 % par rapport aux trois mois précédents, selon une première estimation, vendredi, de l'office européen des statistiques Eurostat.

L'économie de la zone euro avait auparavant connu cinq trimestres consécutifs de recul du produit intérieur brut (PIB). Le plongeon avait été record au premier trimestre 2009 (– 2,5 %), avant une baisse de 0,2 % au deuxième trimestre. La croissance du troisième trimestre est cependant moins forte que celle attendue par les analystes interrogés par Dow Jones Newswires, qui tablaient sur une hausse de 0,6 % en moyenne. Comparé au troisième trimestre de 2008, le PIB de la zone euro accuse un recul de 4,1 %.

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L'ensemble de l'Union européenne est également sortie de la récession. Le PIB des vingt-sept pays de l'UE a enregistré une croissance de 0,2 % au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, et un recul de 4,3 % sur un an.


UNE CROISSANCE DE 0,3% DU PIB FRANÇAIS AU 3E TRIMESTRE

Reuters13.11.09 | 09h10

Le produit intérieur brut de la France a augmenté de 0,3% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, comme au deuxième trimestre, selon les résultats provisoires des comptes nationaux publiés par l'Insee. Ce chiffre, deux fois moins bon qu'attendu, conforte cependant l'idée d'un début de reprise, selon la ministre de l'Economie Christine Lagarde. /Photo d'archives/REUTERS

mercredi 4 novembre 2009

Le traité de Lisbonne entrera en vigueur le 1er décembre



L
e traité européen de Lisbonne entrera en vigueur le 1er décembre, maintenant que la République tchèque, dernier pays à devoir le faire, l'a ratifié, a annoncé, mardi 3 novembre au soir, la présidence suédoise de l'Union européenne.

Le président tchèque, Vaclav Klaus, s'est en effet finalement incliné. Après avoir obtenu les garanties qu'il demandait – que les Allemands des Sudètes ne puissent réclamer des biens confisqués en 1945 – et quelques heures après le jugement de la Cour constitutionnelle tchèque, qui a estimé le traité de Lisbonne conforme à la loi fondamentale du pays, M. Klaus a annoncé avoir signé le traité européen.

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lundi 22 juin 2009

Déficit public: entre 7 et 7,5% du PIB en 2009

Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, le 6 mai 2009 à Paris.Le déficit public de la France atteindra entre 7 et 7,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2009 et sera «probablement» équivalent en 2010 tandis que celui de la Sécu devrait atteindre 30 milliards également en 2010, a déclaré dimanche le ministre du Budget Eric Woerth.

Invité du grand jury RTL-LCI-Le Figaro, M. Woerth s’est également dit «à titre personnel» favorable au report de l’âge de la retraite au-delà de 60 ans.

Le déficit public «sera en 2009 entre 7 et 7,5% du PIB et ce déficit public sera probablement le même en 2010», a indiqué M. Woerth.

Cela correspond à un montant de «140 milliards d’euros», a-t-il précisé.

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mercredi 10 juin 2009

175 100 emplois détruits dans le secteur privé au premier trimestre



Des employés de Goodyear, à Amiens, protestent contre le plan de licenciements, mardi 2 juin.
LE MONDE | 10.06.09 |

es suppressions d'emplois prennent de l'ampleur en France. L'économie française a détruit, au premier trimestre 2009, 175 100 emplois dans le secteur privé couvert par l'assurance-chômage, selon des chiffres communiqués, mercredi 10 juin, par la direction de Pôle emploi. Au total, les destructions d'emplois dans le secteur privé s'élèvent à 300 000 sur une année.
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Le 8 juin, le ministère de l'emploi a indiqué que la dégradation de l'emploi devrait persister "plusieurs trimestres", avec des destructions nettes d'emplois salariés dans le privé en 2009 pouvant approcher la prévision de l'Unedic, soit 591 000.

En novembre 2008, le gouvernement avait dit tabler sur 90 000 destructions d'emplois en 2009. Le collectif budgétaire, présenté début mars 2009, avait porté le chiffre des destructions d'emplois attendues cette année dans le secteur marchand à 350 000.

L'assurance chômage prévoit 639 000 chômeurs de plus en France cette année, sur fond de recul attendu du PIB de 3 %, selon des chiffres diffusés le 26 mai.


Rémi Barroux

mercredi 27 mai 2009

L'Unedic prévoit 600.000 chômeurs de plus en 2009

Selon les dernières prévisions de l'assurance-chômage, la France perdrait 591.000 emplois en 2009 et enregistrerait 595.000 chômeurs de plus. Le déficit de l'Unedic atteindrait 1,3 milliard d'euros en 2009 et 4,5 milliards en 2010.

Compte tenu des déficits antérieurs à 2008, la dette de l'Unedic atteindra 6,3 milliards d'euros à la fin de l'année et près de 11 milliards en 2010.
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Le bureau de l'Unedic a entériné, hier, de sombres prévisions d'évolution de l'emploi salarié et du chômage. En ligne avec la nouvelle estimation du gouvernement, le régime table désormais sur un recul du PIB de 3 % sur l'année, puis sur une légère reprise, à + 0,5 %, en 2010. Cela se traduira par une plongée historique de l'emploi salarié, puisque les destructions de postes sont désormais évaluées, sur l'année, à 591.000. Ce mouvement devrait se répercuter intégralement sur les effectifs de demandeurs d'emploi de catégorie A (c'est-à-dire tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi et qui n'ont pas travaillé dans le mois), qui augmenteraient de 595.000 pour atteindre 2,8 millions fin 2009, une augmentation que vont largement alimenter les plans sociaux annoncés ces dernières semaines et dans la journée d'hier (lire ci-dessous).

Niveau inégalé depuis 1991

Ces nouveaux chômeurs s'ajouteront aux 194.000 supplémentaires de 2008 et aux 132.000 autres attendus par l'Unedic en 2010, soit un total de 921.000 de plus sur trois ans. A la fin de l'année prochaine, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A atteindrait 2.931.000, rejoignant les niveaux de la fin des années 1990. Quant au nombre de chômeurs de catégorie A, B et C, c'est-à-dire tous tenus de faire des actes positifs d'emploi qu'ils aient travaillé ou non dans le mois, il atteindrait 4.363.000 (avec une hausse de 639.000 cette année), un niveau jamais égalé depuis mars 1991, date à laquelle remontent les statistiques établies sur la base de la nouvelle nomenclature du chômage.

Impact financier spectaculaire

Les conséquences financières pour le régime vont être spectaculaires. Après avoir enregistré un excédent de 4,6 milliards d'euros en 2008, l'assurance-chômage devrait présenter un déficit de 1,3 milliard d'euros en 2009 et de 4,5 milliards d'euros l'année prochaine. Et encore, ces prévisions sont sans doute trop optimistes ! Tablant sur 400.000 nouveaux chômeurs indemnisés par l'Unedic, soit une hausse de 20 % du montant des allocations servies, elles sont basées sur une quasi-stabilité de la masse salariale, sur laquelle sont assises les cotisations, alors que la Sécurité sociale anticipe désormais un net recul de la masse salariale cette année.

Dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion de son bureau, l'assurance-chômage se veut néanmoins rassurante. Précisant que cela ne modifie en rien l'application de la réforme de l'indemnisation, elle ajoute « avoir déjà pris toutes les dispositions nécessaires pour trouver auprès de ses partenaires financiers habituels les solutions adaptées à une situation exceptionnelle mais maîtrisée » et assure qu'elle « n'a aucune incidence sur le versement des allocations » aux chômeurs. Compte tenu des déficits antérieurs à 2008, la dette de l'Unedic atteindra 6,3 milliards d'euros à la fin de l'année et près de 11 milliards en 2010. Mais il est vrai qu'elle a connu des situations financières encore plus critiques par le passé.

LEÏLA DE COMARMOND, Les Echos

mercredi 20 mai 2009

52% des Français resteront chez eux cet été


Ce sont surtout les employés et les ouvriers qui ne partiront pas en vacances. Pour les foyers avec des revenus entre 1.200 et 2.000 euros nets par mois, le taux de non partants atteint 62%.

Le taux de départ des Français en été ne cesse de baisser : ils étaient 51% à prendre des vacances l'été dernier, contre 55% en 2003 et 48% cette année. C'est le résultat d'une étude du cabinet Protourisme pour Europe 1, publiée ce mercredi.

La crise est passée par là. L'an dernier, 32% des non partants avançaient le manque d'argent pour renoncer aux départs, contre 37% cette année.

Ce sont surtout les employés et les ouvriers qui resteront à la maison. Pour les foyers avec des revenus entre 1.200 et 2.000 euros nets par mois, le taux de non partants atteint 62%.

A l'inverse, les 20% de Français aux revenus les plus élevés partent de plus en plus. Le taux de départ pour les foyers dont les revenus mensuels sont supérieurs à 5.000 euros atteint 82%, contre 77% en 2008.

La baisse des départs est liée à la brusque montée du chômage : «Chaque fois qu'une personne se retrouve au chômage, six personnes en moyenne dans son entourage sont affectées», déclare Didier Arino, l'auteur de l'étude. La chute du taux de départ «est particulièrement sensible dans l'Est de la France, avec la multiplication des plans sociaux».

Signe que les temps sont de plus en plus durs: près du quart des vacanciers envisage de réduire ses dépenses cet été. Les principaux postes d’économie sont les achats de souvenirs (66%), les en-cas et boissons dans les bars (52%), les sorties au restaurant (50%) et les activités de loisirs (37%).

L'étude a été effectuée auprès d'un échantillon représentatif de 1.319 Français, par téléphone ou en face à face, entre le 27 avril et le 11 mai. L'enquête a aussi été menée auprès de 295 opérateurs du tourisme.

(Source AFP)


Pourquoi autant de jeunes français sont au chômage?



emploi chômage (MAXPPP)Le taux de chômage des 15-24 ans en France se maintient à plus de 18%, soit plus de 7 points au-dessus de la moyenne des autres pays riches, selon l'OCDE.

Trente ans de politique de l'emploi et rien n'y fait: le taux de chômage des 15-24 ans en France se maintient à plus de 18%, soit plus de 7 points au-dessus de la moyenne des autres pays riches, selon l'OCDE qui formule des recommandations dans un rapport publié mercredi 20 mai. La France est l'un des seize pays passés au crible depuis 2006 par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), sur le thème "Des emplois pour les jeunes".

Avec 18% de chômage en moyenne parmi les 15-24 ans en 2008, la France est 23ème sur 30 dans le classement OCDE, et la crise a fait remonter ce taux à 21,2% au 4ème trimestre 2008, outre-mer incluse. Selon l'OCDE, en France les jeunes "risquent d'être les plus touchés par la crise", car les difficultés conjoncturelles qu'ils rencontrent "reflètent dans une large mesure des problèmes de nature plus structurelle".

L'importance du dipôme

Parmi les explications, l'OCDE pointe l'instabilité chronique des politiques de l'emploi avec plus de 80 mesures pour les jeunes en 30 ans. Elle dénonce aussi la névrose du diplôme initial typiquement française, qui fait que l'école scelle de manière "déterminante" le destin d'un jeune, quelles que soient les initiatives qu'il prenne par la suite.

"Réussir son insertion professionnelle en France dépend dans une large mesure de l'obtention, après une trajectoire scolaire linéaire, d'un diplôme initial sélectif particulièrement valorisé par les employeurs", écrit l'OCDE. Qui dévie de ce parcours scolaire rencontre, dès le début, "de multiples barrières" dans l'obtention d'un emploi, et s'il ne peut pas compter sur l'aide de sa famille, il a un "risque élevé d'emprunter une trajectoire d'éloignement durable du marché du travail, et même de pauvreté".

La machine scolaire française fabrique ainsi, à côté d'une majorité de jeunes "performants", des "débutants en mal d'insertion" et des "laissés pour compte", souligne l'OCDE. Sans surprise, ces derniers sont "principalement des jeunes qui n'ont pas de diplôme, sont issus de l'immigration et vivent dans des quartiers défavorisés". Un jeune Français déscolarisé de plus de 16 ans sur cinq est actuellement laissé sans solution, note l'OCDE.

Le rapport est présenté au gouvernement, alors que celui-ci doit élaborer d'ici l'été autour du Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch une politique globale de la Jeunesse. L'OCDE prône une scolarité obligatoire arrêtée en fin d'année scolaire, plutôt qu'à la date anniversaire des 16 ans, et étendue jusqu'à 18 ans si le jeune est sans formation.

Travailler pendant ses études

Pour les 15% de garçons de 17 ans (8% des filles) ayant des difficultés de lecture, elle recommande un enseignement différé des savoirs de base, financé par la formation continue. L'OCDE suggère aussi de faire décoller le cumul études-emploi en "subventionnant modérément" le travail étudiant par une allocation ou un complément de salaire. Jusqu'à 15-20 heures par semaine, cela ne nuit pas aux études et facilite l'insertion professionnelle, selon l'OCDE, qui estime aussi qu'"à terme, il conviendrait d'envisager l'extension du RSA aux moins de 25 ans".

Contre les discriminations, l'OCDE recommande des sanctions et l'appel à des bénévoles pour parrainer les jeunes d'origine immigrée. En outre, plaide-t-elle, les aides publiques à l'apprentissage doivent être limitées aux jeunes non qualifiés (ce qui n'est pas le cas du plan Sarkozy), et le secteur public doit prendre plus d'apprentis, alors qu'il est loin du compte (500 contrats PACTE, contre un objectif de 20.000 par an).

D.H. avec AFP


mardi 17 mars 2009

Le père du micro-crédit dénonce un système "pour les plus riches"


17.03.09



e prix Nobel de la paix Muhammad Yunus a jugé mardi à Tokyo que la crise économique mondiale fournissait l'opportunité de créer un système finaMuhammad Yunus, à Tokyo, mardi 17 mars.ncier "pour le peuple" et pas "pour les plus riches".

Père du micro-crédit, dont il est venu promouvoir le concept lors d'une visite au Japon, le Bangladais a souligné devant la presse que la tourmente financière n'était pas "la seule crise à l'heure actuelle", citant les crises alimentaire, énergétique et climatique, plus anciennes mais passées au second plan dans les médias. "Toutes ces crises ont la même origine, elles sont nées des failles structurelles de notre système", selon M. Yunus, pour qui "l'économie actuelle est exclusivement tournée vers la maximisation des profits".

Mais de "la plus profonde des crises" peut naître "la meilleure des opportunités" : "Tant que les choses fonctionnent à peu près, personne ne veut rien changer, mais maintenant que ça ne marche plus, c'est le bon moment" pour réformer le système, a estimé le prix Nobel."Le système financier doit être entièrement repensé. Il ne fonctionne pas pour le peuple de toute façon ! Pour les riches, oui ! Les grandes entreprises, oui ! Mais pas pour le peuple", a-t-il martelé.

Evoquant les financiers américains, il a relevé qu'un "petit nombre de personnes d'un seul pays avaient créé une situation désastreuse pour le monde entier", un paradoxe qui démontre "la fragilité du système" capitaliste actuel."Les vrais victimes de cette crise sont des gens qui n'y sont pour rien. Ceux sont eux qui vont perdre leurs emplois, revenus et gagne-pain", a-t-il souligné. "Il n'y a pas de plan de sauvetage pour eux !"

M. Yunus a proposé de fonder un nouveau système "basé sur le concret et non pas sur les rêves" de certains professionnels de la finance. Il a donné l'exemple de la Grameen Bank, la banque du micro-crédit qu'il a fondée en 1976 pour financer les projets de villageoises bangladaises n'ayant pas accès aux crédits bancaire habituels. Trente ans après le lancement du concept, les prêts accordés sans conditions de ressources sont remboursés dans 98 % des cas. "L'économie mondiale a aujourd'hui une capacité technologique sans précédent dans l'histoire humaine, mais qui ne sert qu'à faire de l'argent", a déploré M. Yunus.

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